La maison positive en 10 points

Construire une maison à énergie positive - BEPOS

Construction d’une maison à énergie positive

La maison positive (BEPOS : bâtiment à énergie positive) représente en quelque sorte l’idéal de la construction durable : en effet, il s’agit d’une maison passive, donc consommant à la base très peu d’énergie, mais qui a intégré la notion de création d’énergie la rendant pour ainsi dire indépendante énergétiquement parlant, et même « positive » puisqu’elle produit plus d’énergie qu’elle n’en consomme.

  1. Une maison positive nécessite à la base une réduction drastique des besoins en énergie, la logique n’est pas de mettre 200 m² de surface de panneaux solaires photovoltaïques pour combler les lacunes d’une maison mal conçue.
  2. Une maison positive consiste donc en une maison passive qui couvrent l’intégralité des dépenses énergétiques de la maison à travers la production d’énergies renouvelables.
  3. La question énergétique, et donc la question de la maison positive, est complètement indépendante de la notion de bio ou d’utilisation d’éco-matériaux : une maison positive produit de l’énergie. Point. La recherche d’une cohérence environnementale globale nous conduit naturellement vers ces matériaux.
  4. Il n’existe pas à l’heure actuelle de label permettant de certifier qu’une maison est positive. Seules les mesures in situ permettent de l’attester (à défaut, les calculs thermiques).
  5. Pour atteindre des performances de maison positive, cela implique que la maison est parfaitement adaptée à ses habitants (surfaces optimales au sol par rapport au nombre de personnes occupant le logement) et que les habitants sont parfaitement adaptés à la maison : une grosse sensibilisation est nécessaire en amont afin d’éviter une surconsommation liée à la mauvaise utilisation des systèmes (VMC double-flux notamment).
  6. Une maison positive est un investissement : en deçà de 2000 € par mètre carré, uniquement pour la construction, il n’est pas possible d’espérer obtenir un tel logement.
  7. D’un point de vue politique, la maison positive n’est pas forcément la priorité en matière de réduction des gaz à effet de serre : le véritable enjeu réside dans la rénovation énergétique des logements existants.
  8. Il n’existe pas d’aide ou de subventions à l’heure actuelle permettant de financer ce type de projet : les seuls types de projets financés restent les logements à basse consommation d’énergie.
  9. Construire une maison positive en autoconstruction pure est réalisable pour les personnes appartenant au métier du bâtiment et étant déjà sensibilisées aux questions basiques liées à la basse consommation d’énergie : étanchéité à l’air, conception bioclimatique, mis en oeuvre des systèmes.
  10. La maison positive n’est pas incompatible avec le fait de revendre son électricité : on raisonne en effet uniquement en matière de consommation au niveau du bilan énergétique de la maison, et on ne cherche pas à savoir d’où l’électricité consommée provient effectivement des panneaux solaires situés sur le toit de la maison.

À l’heure actuelle, les projets de maison positive sont extrêmement rares. Si ce type de maison ne constitue pas une priorité, l’aspect du développement positif (développement durable + atteinte d’objectifs très ambitieux permettant de rattraper le retard entraîné par des décennies de négligence architecturale et urbanistique en matière de développement durable) reste un enjeu fort et une priorité que nos dirigeants devraient choisir.

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